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Iron Bédène

Rock
Chicoutimi
2002 – 2006
   

biographie / description

Tout a commencé par le duo de chansons grivoises Passe-Poil et Goulot qui était respectivement constitué de Joël Martel et de David Côté. Après avoir volé le show d’un obscur orchestre nommé les “Pickles Volants” dans un sous-sol d’église, et ce, en faisant leur première partie, les deux jeunes hommes voient très grand.

Leurs ardeurs seront anéanties alors qu’ils essaieront pendant plus de cinq mois de former un groupe rock. Il faut savoir qu’à ce moment, un guitariste-bruitiste répondant au nom de Frédéric Juair, a alors rejoint le groupe depuis peu. Incapables de se doter d’un batteur capable de juste jouer des beats normaux (ils iront même jusqu’à s’accompagner du batteur Éric Boudreault qui a notamment fait la couverture du Modern Drummer), les trois enfants à problèmes en viennent à contacter le dernier candidat de leur exhaustive liste. C’est donc par une soirée d’octobre (en fait, le mois est très aléatoire mais ça fait crissement sérieux) que la vie de Jean-Michel Fortin deviendra un curieux mélange entre le rêve et le cauchemar en devenant le batteur du groupe qui n’a pas encore de nom mais duquel font partie Joël, David et Frédéric. Ce sera donc par un habile exercice de manipulation (en faisant croire à Jean-Michel que le groupe n’a pas l’intention de se donner en spectacle) que les gars convaincront Jean-Michel de se joindre à eux.

Quelques mois plus tard, Joël et David, et ce à l’aide d’autres musiciens du coin, vont organiser la désormais et tristement célèbre “Soirée thématique sur les effets de l’alcool” dans la minuscule salle L’Oasis à Saint-Bruno. Une fois de plus, c’est par un habile exercice de manipulation que David obtiendra la location de la salle (en faisant croire à la gentille tenancière qu’il a besoin de la salle à des fins de retrouvailles familiale) et le jour-même, que Jean-Michel apprendra la vraie nature du bateau dans lequel il s’est embarqué. Le groupe qui a maintenant un nom, soit “Pussy Pear” (nom trouvé alors que Joël et David planifiaient une cuite par modem via un BBS) pour “Pas si pire”, continue de semer un peu partout leur mélange de rock et de baragouinages démunis de sens à consonnance anglophone (technique que Plume Latraverse a nommé “Shredding”).

Peu après un pathétique concert à la salle “Le Coronet” (concert qui a d’ailleurs été filmé et dont Joël Martel serait l’unique détenteur de la copie), Frédéric Juair est viré. Le groupe enregistre un “disque” dans les semaines suivantes et les 18 copies qu’ils en feront seront toutes écoulées en moins d’un mois. Les pratiques dominicales deviendront de plus en plus éloignées et enfin, le groupe donne sa dernière performance et ce, en officiant en tant que bouche-trou de dernière minute lors d’un concert à la salle “Villa-Saguenay” d’Alma.

C’est alors que Joël Martel, dans toute sa naïveté, s’en va à Montréal dans le désir inavoué d’y faire sa marque, mais cette fois-ci, avec des paroles irrévérencieuses de langues française. Il frôlera du bout du doigt la reconnaissance lors d’un cégep en spectacle à Marie-Victorin, alors qu’il interprète “Les agriculteurs”, “J’me suis trompé d’Marc” ainsi que “Ma petite Agathe”, cette dernière traitant d’un pédophile travaillant dans une garderie et déchiré entre son sens éthique et ses pulsions sexuelles ne demandant qu’à surgir d’un moment à l’autre. Mais le succès lui glissera entre les doigts au profit d’un gars de 6 pieds 2 qui gagnera la première place pour son interprétation du “Temps des cathédrales”. Il faut croire que les tentatives de Joël à inviter la présidente du jury (Louise Portal) à manger au MacDonald’s en plein spectacle n’auront pas porté fruit. De plus, Martin Léon (alors membre d’Ann-Victor à l’époque) dira en toute intimité à Joël qu’il devrait moins en faire entre ses chansons…

Quelques mois plus tard, Joël forme avec Tony Le Tigre (Antoine Rousseau) le groupe “Kaniche-Fury”. David Côté viendra ensuite rejoindre le groupe à Montréal et certains oseront même croire à un succès imminent. Mais Tony cesse de se présenter aux rares pratiques et Joël, après un très mauvais trip de buvard, décide de tout crisser ça là.

Huit mois plus tard, alors que Joël réussit à faire fonctionner un synthétiseur qui jusque-là était défectueux, se met à écrire les tounes les plus insignifiantes du début du nouveau millénaire (“Docteur Boogie”, “Toutes les matins j’vas manger chez Kentucky”, “Le Petit Poney” et “Karine II”), si l’on exclut celles écrites par Éric Lapointe. Encouragé par son ami Maxime Bolduc, Joël retombe dans la spirale infernale de la composition de chansons. En moins de temps qu’il le faut, David rejoint Joël et voilà qu’un nouveau duo est créé. C’est sous le nom de “Astro-Deck 2000″ (nom en hommage à l’éphémère groupe “dance” des années 90 “Astro-Deck” qui était notamment constitué de Frédéric Juair et de David Côté) que Joël et David troubleront le public du Café Chaos.

Nous sommes alors à l’été 2002 et c’est au mois d’août que Joël, mû par une soif d’avoir enfin un diplôme universitaire recrisse le camp dans son coin de pays pour faire un Bacc en études littéraires à l’UQAC. Un triste événement amènera David à crisser son camp lui-aussi de Montréal et voilà que le duo se retrouve à nouveau. Les deux amis tenteront par plusieurs moyens de crinquer Jean-Michel à les rejoindre à nouveau mais ce dernier, peu fier d’avoir vendu son drum pour 200 piastres, décline tous les invitations. C’est pourquoi Joël et David, encore hantés par leur terrible expérience d’avoir cherché un batteur, se contentent de la mince banque de rythmes se retrouvant dans la pédale de bass de David.

Enfin, juste à temps pour Noël 2002, le duo sortira leur doublement premier album (doublement parce que c’est aussi leur premier album de Noël) “Un tapis dans l’obscurité” sous le nom de “Iron Bédène”. Quelques mois plus tard, Iron Bédène engage Guillaume Ouellet en tant que choriste-rock. C’est alors que IB est invité à participer à une compilation réunissant de nombreux artistes de la région et c’est à l’occasion du spectacle-lancement de celle-ci que la vie de Jean-Michel retombera dans ce curieux mélange de rêve et de cauchemar. Joël, anxieux à l’idée de succéder à “Son d’guerre” qui donne alors une performance endiablée sur la scène, détecte Jean-Michel dans la salle. C’est par un habile exercice de manipulation que Jean-Michel se rend dans les toilettes au sous-sol, pour apprendre en moins de cinq minutes (et ce sur une canisse de café), les trois morceaux qu’il devra interpréter. Fait à noter, Fatmi Lou-Baris, marocain légendaire, accompagnera aussi le groupe lors de cette performance. Et voilà que IB est presque formé. Du moins, c’est ce que les gars croient.

C’est à l’automne 2003 que le groupe enregistrera dans le temps de le dire un album-démo qu’ils nommeront “Télé-rencontre”. Si l’exercice s’est déroulé aussi rapidement, c’est que la préoccupation principale du groupe, est alors de faire la trame sonore pour une comédie musicale de marionnettes intitulée “4000 années-lumières”. “4000 années-lumière” sera présentée dans le cadre de la première édition de la Flashe-Fête. Dans le même week-end, IB présente leur Bédène-Breakfast, un concert ayant lieu à trois heures du matin et où les déjeuners étaient servis. Mais ce week-end est aussi celui où la vie de Pascal Beaulieu prendra une tournure semi-cauchemardesque. C’est que le prodigieux musicien y fera la rencontre de Joël Martel et de Guillaume Ouellet. Ces derniers lui donneront son désormais légendaire pseudonyme de T.J. Boca.

C’est donc en février 2004 que Boca sera invité par IB afin de les aider à enregistrer leur album “Vidéo-Lotterie”. L’exercice sera beaucoup plus éprouvant que prévu et après un premier mixage, IB décidera laisser l’album sur les tablettes. Toutefois, sans même s’en apercevoir, le groupe compte maintenant un membre supplémentaire en la personne de Boca. Les répétitions du groupe se font de façon très distancée et trop arrosée, ce qui donne lieu à penser à un avenir peu reluisant pour le groupe. Les concerts se font très rares et de façon très aléatoire. C’est pourqoi IB se promet que 2005 sera leur année de gloire. Mais les promesses sont des promesses et la première moitié de 2005 s’annonce d’un pathétisme inégalable. Le drame prendra son sommet lors de l’été 2005, alors que IB s’essaie à nouveau d’enregister un album. Le résultat ne ressemble même pas à un résultat et à vrai dire, plus personne n’y croit. La participation de David est fantômatique, le chant de Joël est dépourvu d’irrévérence, la batterie de Jean-Michel est chambranlante, la guitare de Pascal détonne trop de l’ensemble et où est Guillaume. Et comme si ce n’était pas assez, voilà que Boca et Joël se lancent dans un projet studio nommé “Joe Boca” et le résultat s’avère très intéressant.

IB tire vraisemblablement à sa fin. Mais comme une surprise n’attend pas l’autre, tel dans un film de Walt Disney, alors que Joël, après avoir assisté à un concert des Goules, annonce aux autres membres sa ferme intention de dissoudre le groupe, le vent change. Les membres règlent une tonne de problèmes et pendant tout l’automne 2005, voilà que IB tient enfin sa résolution de 2005. Enfin, ils enregistrent leur premier album-démo en spectacle à la légendaire Tour à Bières et pour la première fois, les membres sont tous satisfaits du résultat. Mais alors que tout semble bien se dérouler, Joël sombre peu à peu dans un délire paranoïaque. 

C’est en février 2006, lors d’un concert à la Tour à bières, que Joël, alors vêtu de sa robe de chambre, décide de tout crisser ça là. Le contexte aidant, personne ne prend Mortel au sérieux et sa pathétique annonce est directement classée parmi les diverses conneries du spectacle. Ce n’est que quelques semaines plus tard que la réalité dépasse la fiction et que la rumeur comme quoi Joël aurait tué les Bédènes circule… [source: myspace]

membres

Jimmy 14: Batterie 
TJ BOCA: Lead guitar 
Dick Purple: Choriste rock 
Da Vinci Country Funk: Basse 
Joël Martel: Vocal et guitare

 discographie
2003 télé-rencontre
2004 vidéo-loterie
2005 live à la tour à bières
audio




Iron Bédène

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